C’est Emile Zatopek (coureur de fond tchécoslovaque multi champion olympique) qui a démocratisé l’interval Training (IT) au milieu du XXème siècle en pratiquant des fractions d’effort entrecoupées par des périodes de récupération. 

Selon l’objectif recherché, les séances peuvent varier en intensité, en durée, en nombre de séries ou encore de répétitions.

Pourquoi l’interval training ?

Le travail en Interval Training sollicite de manière intense l’appareil cardiovasculaire et les muscles pour les renforcer.

Ce travail stresse de manière plus intense ces filières qu’un travail continu à faible intensité : les périodes de récupération entre les fractions d’effort permettent à l’organisme de récupérer partiellement et le volume global de travail peut ainsi être plus élevé, tout en maintenant certaines variables physiologiques (consommation d’oxygène, fréquence cardiaque, etc…) à un niveau supérieur à celui du repos. 

A long terme, les séances d’Interval Training permettent des adaptations à deux niveaux : 

          Au niveau central : augmentation du débit cardiaque maximal : l’oxygène est ainsi mieux transporté vers les muscles dits squelettiques.

           Au niveau périphérique : augmentation du nombre d’enzymes oxydatives, des mitochondries, transporteurs tels les MCT, etc… pour une meilleure utilisation de l’oxygène. 

Ainsi, un travail en interval training vous permettra de mieux transporter et d’utiliser une plus grande quantité d’oxygène à l’effort, l’oxygène qui est rappelons le, le carburant de l’effort. C’est cela que l’on appelle le VO2max, la consommation maximale d’oxygène. 

La marge de progression de la VO2max est néanmoins limitée et sa marge de progression est estimée entre 5 et 15%. 

 

Pourquoi travailler l’Interval training en roller de vitesse ?  

Une course de roller de vitesse ne se déroule généralement pas à vitesse constante.

Si en course à pied par exemple nombre de coureurs ont un plan de marche pour passer en x minutes à tel kilomètre, tel n’est pas le cas dans notre discipline : attaques, échappées, courses à points, de multiples accélérations ponctuent les courses et peuvent être décisives pour la victoire.

Il faut donc pouvoir y faire face. Et c’est à l’entraînement que tout se joue. Si vous n’avez pas travaillé ce registre lors de vos séances, votre organisme sera incapable de réagir à de tels changements de rythme. 

 

Au final, l’Interval Training permet : 

  • d’améliorer la capacité du patineur de manière assez rapide
  • de progresser avec des séances assez faibles de l’ordre de 45 minutes
  •  d’augmenter la quantité de travail à haute intensité
  • de renforcer la motivation : l’Interval Training fait notamment travailler la motivation, la résistance à la douleur, la concentration, qui sont des éléments indispensables lors des courses
  • d’éviter la monotonie de l’entraînement, contrairement à des séances de longues durée à faible intensité.

 

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