La peséeLes instances médicales, convaincues de l’intérêt de la pratique sportive dans une perspective de prévention des maladies cardio-vasculaires, planchent régulièrement afin de définir le niveau d’activité optimale exerçant un rôle protecteur.

 

Leur approche prend en compte notre mode de vie de plus en plus sédentaire. Or, au cours de notre évolution nous avons acquis un incroyable bagage génétique, hérité de nos ancêtres préhistoriques, qui nous prédispose à accomplir l’Ironman d’Hawaii chaque année.

 

Comment calculer son indice de masse corporelle ?

 

Il existe une relation entre le poids du corps et un poids de référence. On peut ainsi évaluer son propre IMC par la formule de Quetelet qui est devenue une référence internationale.

IMC = P / T ²

(avec : P poids en Kg et T taille en mètre)

IMC compris entre 20 et 25 : Poids normal

IMC compris entre 25 et 30 : Surpoids

IMC compris entre 30 et 40 : Obésité

IMC supérieur à 40 : Obésité massive

Cette formule de calcul de l’IMC n’est valable que chez l’adulte. De plus, elle ne semble pas valable chez les sportifs qui présentent des musculatures très imposantes. L’IMC d’un 2ème ou 3ème ligne gaillard comme Fabien Pelous ou Sébastien Chabal doit flirté au dessus de 30 pour autant je me vois mal leur proposer de faire un régime. D’abord pour conserver toutes mes dents et puis parce qu’ils ont l’air en pleine forme ! C’est pourquoi il faut être réservé quant à l’utilisation de l’IMC chez le sportif.

 

Quelles répercutions peut avoir une surcharge pondérale sur la performance sportive ?

En fait, avec seulement quelques kilos superflus, on peut amputer considérablement sa capacité de performance.

Chez les coureurs à pied, la perte de poids entraîne indéniablement un gain de temps, qui sera proportionnel : au niveau du coureur, à son poids initial et à la distance de compétition. Nous entendons par perte de poids, la perte de graisse superflue. Des variations (mêmes importantes) sur la balance, du jour au lendemain, ne sont pas forcément significatives d’une diminution réelle du tissu adipeux.

Plusieurs facteurs doivent être pris en compte :

– L’état d’hydratation du coureur: après un entraînement (surtout par temps chaud), il peut survenir une perte hydrique qui, mal compensée, provoquera une diminution de poids pouvant avoisiner 1 kg à 1,5 kg.

– Le statut glycogénique: après un effort long et intense. Les stocks de glycogène musculaire et hépatique peuvent baisser à des valeurs inférieures à 5 g/kg, alors qu’en période normale ils se situent à 30 g/kg (voir 45 g/kg après le régime dissocié), ce qui se répercute pour un coureur de 60 kg, par 1,5 kg sur la balance.

– D’un jour à l’autre, des fluctuations de 1 à 2 kg sont donc possibles, sans qu’il s’agisse de perte de poids réelle, dans le sens où ce n’est pas de la graisse qui sera perdue, mais de l’eau et du glycogène, qu’il faudra obligatoirement reconstituer. (Il est donc inutile de courir avec un K-way pour espérer maigrir).

A plus long terme (après 3 à 4 semaines), à la suite d’un changement radical du type d’entraînement, surtout chez les triathlètes et les adeptes de la musculation, une prise de poids peut être due à un accroissement de la masse musculaire : celle-ci ne devant pas être considérée non plus, comme une masse inerte; et à l’inverse, une interruption de l’entraînement, suite à une blessure, peut occasionner une perte de poids qui sera due à la fonte musculaire (souvent suivie par une reprise de poids due à l’inactivité physique et qui elle, sera de la vraie graisse).

 

Comment bien se peser ?

Pour éviter l’effet parasite des repas, il faut prendre son poids le matin, à jeun, après avoir uriné.

 

1. Il faut faire une moyenne sur plusieurs jours consécutifs pour compenser les fluctuations attribuées à l’état d’hydratation et au statut glycogénique.

 

2. Il faut faire la comparaison à des périodes d’intensité d’entraînement similaire, en dehors des éventuelles périodes de musculation, ou après des blessures ou repos prolongés. Un régime bien conçu peut faire perdre 1 kg par semaine, mais pas plus. (Au delà, le régime est trop sévère et c’est alors le muscle qui se « mange », ce qui n’est pas l’effet recherché).

Tout individu masculin peut abaisser son taux de graisse à 8 % de son poids, et à 15 % pour une femme.

 

Les graphiques suivants montrent ce que représente (chez le coureur à pied) la perte d’1 kg superflu, en terme de gain de temps, pour 3 distances de compétitions courantes ; ceci en fonction du poids initial du coureur et de son niveau de performance.

 

10K

 

Semi

 

marathon

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