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La majorité des patineurs de vitesse courent sur des épreuves de fond et comme beaucoup de sportifs d’endurance, certains d’entre vous ont peur de soulever de la fonte sous prétexte d’une possible hypertrophie musculaire qui engendrerait un gain de masse musculaire, pénalisant ainsi le déplacement.

Mais dans les faits, l’amélioration de la force ne s’accompagne pas forcément d’une prise de masse.

 

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Si vous ne pratiquez que ponctuellement la musculation, votre force va rapidement augmenter. On estime ce gain à 1% par séance.

Ainsi, avec 3 séances de renfort musculaire par semaine sur une période de 2 mois, vous pouvez espérer une amélioration de 20 à 25%.

Mais à ce stade, les progrès sont dus à une meilleure réponse nerveuse à l’effort et non à une adaptation du tissu Debuter_musculation1-b0fd1musculaire. L’entraînement permet en effet de développer une meilleure synchronisation du geste avec un recrutement des motoneurones plus important.

Ce n’est qu’après un cycle de huit semaines d’entraînement que des adaptations métaboliques peuvent se mettre en place.

La place de la musculation dans la périodisation d’entraînement ne dépassant que rarement ces deux mois, le volume musculaire et le poids moyen des sportifs se soumettant à cet entraînement ne bouge que très peu. 

A l’inverse, si vous pratiquez tout au long de l’année la musculation, vos muscles vont se transformer sous la répétition des contraintes.

Mais là encore, une prise de masse n’est pas obligatoire. Selon la méthode choisie, il est possible de maintenir, augmenter, voire réduire la masse corporelle.

 

Tout dépend de la vitesse d’exécution.

Si vous travaillez lentement avec des charges très lourdes ou de très longues séries à charge moyenne (gonflette), vous augmenterez facilement votre volume musculaire et prendrez ainsi du poids.

A contrario, en travaillant en explosivité, même avec des charges lourdes et avec un nombre limité de mouvements, le gain de force n’apporte pas de gain de poids.

 

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